Une journée en enfer…

… Diraient certains.
Un raid – le raid Roucourt – de 8h à 16h suivi d’un mini-trail le soir, le Trail du Mont.
Chaque fois, en binôme.

Acte 1 : Raid Roucourt.

 

Engagés avec Dom sur le hard, la majeure partie de ce raid s’effectue en VTT sur une carte de la région Péruwelzienne relativement étendue puisque nous terminerons ces 8h de course avec 97km au compteur.
Des balises à retrouver, certaines à 50, d’autres à 100 pts, et des épreuves à effectuer permettant d’engranger un maximum de points bonus.

Première étape du matin, lors du briefing, déterminer qui de nous deux est l’intellectuel et qui est le sportif. Je ne sais pas si ce choix était le plus judicieux mais c’est moi qui me colle à la petite énigme permettant de retrouver le résultat d’un calcul tandis que Dom effectue un mini tour de la ville en courant.

Nos cartes récupérées, nous les disposons au sol et cherchons le meilleur trajet à suivre. Je me focalise notamment sur toutes les balises à 100 pts (il y en a 5 il me semble) en les entourant énergiquement au bic sur la carte.

Je fais part à mon binôme de suivre tel itinéraire, elle me laisse gérer cet aspect de la course sans se soucier du bien fondé de ma « stratégie » ; mon expérience en raid est courte mais plus longue que la sienne, elle me fait donc aveuglément confiance.

Ca démarre, mal. Car je ne sais pas dans quel sens nous sommes, on suit une équipe de gars, on s’arrête, cogite, puis on les suit de nouveau… J’avoue, ça patine pas mal au départ. On arrive néanmoins à une première épreuve où il y a beaucoup de monde. On y reviendra plus tard.

Je nous repositionne sur la carte, et en avant pour les balises.

Les balises sont en général trouvées facilement (sauf une qui aura été enlevée par un comique puis une autre qui semblait mal située sur la carte).
Néanmoins, certaines – je me rappelle notamment de celle près de la Sablière- auront été plus compliquées suite à une mauvaise lecture de la carte ; un chemin dans lequel on a tourné trop tôt, et tout de suite, on perd ses repères.

La balise à pointer dans les ruines d’un ancien moulin était inaccessible en VTT, Dom me dit qu’elle y va, commence à rouler puis je la vois s’éloigner en courant vers ce moulin. Et il est loin.. Je la perds de vue pendant bien 5 minutes ensuite, elle est perdue ma blonde après avoir trouvé la balise. A tel point qu’elle doit m’appeler pour que je l’aide, surtout que moi, je l’ai en visuel. Ah ah ah ! Moi : « Tu vois les éoliennes ? », elle : « non » … ok ok… Moi : « tu as le moulin, puis il y a toi. Moi, je suis dans le même alignement ! » .. Ca y est, Ouf 🙂 Effectivement, c’était plus sage que je garde les cartes ^^

Les épreuves sont assez fun. Celle qu’on effectuera en premier, c’est un module gonflable à parcourir à 2 duquel il faut se dépétrer en un minimum de temps. Génial.
Mauvaise idée de l’avoir effectué dès 8h30 car, avec la rosée du matin, c’est encore bien mouillé. J’en suis quitte à recommencer le passage sur les grosses boules car avec le téléphone dans une main pour filmer, ce n’est pas des plus pratiques.

 

La seconde, c’est la spéléobox. L’un des deux partenaires doit se faufiler dans un parcours de 80m. Dom s’y colle. Pendant ce temps-là, je dois attendre à l’extérieur avec une cuiller et un œuf en équilibre dans la bouche. Moment de flottement dans l’assistance, on entend des « cris » dans la boîte.. Un gars est coincé ! La tête en bas, les jambes en l’air. Sale posture.. Et apparemment, il est si bien bloqué que les 2 bénévoles s’occupant de cette épreuve appellent à la rescousse des responsables.
Je me dis que l’occasion est trop belle pour m’éclipser, vu que tout le monde est bloqué là-dedans, et aller récupérer la balise 8 que j’ai oubliée sur notre itinéraire. Je m’en vais discrètement espérant revenir à temps avant la sortie de Dom de la boîte… J’ai bien les 50 pts de la balise 8, mais, de ma faute, on n’a pas les points de l’épreuve étant donné que la règle était claire ; pendant que l’un est dans la spéleobox, l’autre doit patienter à l’extérieur avec son œuf.
Je m’en veux.. Dom s’en fout je crois, elle n’est pas du tout autant dans la compèt’ que moi qui suis depuis 8h au taquet, comme d’habitude !

L’épreuve suivante, c’est un Run & Bike. 7,5kms parcourus en 31’ ce qui fait donc une belle moyenne sur un parcours sans dénivelé mais néanmoins relativement difficile.

L’épreuve obligatoire est atteinte, c’est une tyrolienne.
En bas, nous obtenons…… Une nouvelle carte (!). Honnêtement depuis le matin, je me disais bien qu’il y avait moyen de pointer toutes les balises mais là, avec cette nouvelle carte, évidemment la tâche est impossible.
La tyrolienne est effectuée par les 2 partenaires de l’équipe, du haut d’un pont, au-dessus du canal. Les doigts dans la nez !

Avant cette tyrolienne, nous serons allés jusqu’à une épreuve trail (un trail de 3,5km) que nous décidons de ne pas courir. On s’y présente histoire d’avoir les 50 points mais, juste après le Run & Bike, où on s’était déjà bien donnés, on risquait de s’épuiser de trop encore.

Idem avec l’épreuve kayak. Epreuve non effectuée là encore mais pour une autre raison : plus de bateau disponible ! Avec le recul, finalement, je pense qu’on y a gagné de ne pas s’éterniser sur un rafiot qui nous aurait fait perdre beaucoup de temps.

Revenus dans le village de départ, Roucourt, après avoir pris toutes les balises des premières cartes de la journée qui nous avaient été données (sauf une qu’on a visiblement oubliée) nous nous dirigeons vers l’épreuve mise de côté au matin.
Une suite d’épreuves fun à effectuer en binôme en un minimum de temps ; saut dans un big bag, skis à 2, tractage d’un pneu, puis suivi d’une ligne de vie. Dom avait déjà fait ça avec ses enfants lors du family day, ça nous a bien aidé car elle savait guider pour qu’on soit bien coordonnés. On a là encore pas démérités je pense 🙂

Il est 14h, on a donc largement le temps de se diriger vers la nouvelle carte, et notamment vers cette nouvelle épreuve à 300 points (!!!) ; il faut aller sur le terril de Bernissart, retrouver 6 lettres et former le mot le plus long possible. On parvient difficilement à trouver le départ, un concurrent me dit qu’on a déjà loupé une lettre. Qu’il me donne, c’est un I. Les lettres trouvées ensuite sur le tour du terril sont P, E, H, A et D. On est bien avancés avec ça car, clairement, mis à part PIED, je ne vois pas plus long. On va donc faire comme la plupart des gens, chercher sur le net.. Et trouver comme tout le monde le mot aphidé (qui est un insecte).

Il est 15h45 quand nous revenons à Roucourt, il nous reste 15min pour continuer notre scoubidou, qui était le fil rouge de toute cette journée. A la clé, 240 points pour un scoubidou présenté suffisamment long ; j’avais pu l’avancer un peu lorsque ma blonde s’était perdue dans le moulin, mais elle a pu le terminer avant 16h avec une dextérité toute autre que la mienne. Nickel !

J’ai la sensation qu’on a effectué un super raid.
Dom ayant un resto le soir, on repart assez rapidement vers 16h30, mais, comme je dois repasser plus ou moins par là pour ensuite filer au mont-St-Aubert au soir, on y revient avec Eytan et Vanessa… Pour se rendre compte que l’annonce des résultats a été faite.. Et que nous sommes 1ère équipe mixte sur les 10 engagées. Et plus encore, nous sommes 10ème sur les 59 équipes au total. Top !!

Acte 2 : Petit Trail du Mont

 

Le 10ème et dernier petit trail du Mont se court également ce jour, ou plutôt cette nuit du 14 octobre. Il faut avoir 6 ans minimum pour pouvoir la faire, c’est donc la première année qu’Eytan peut y participer.. Et il est ravi ! Une frontale, courir avec papa, super !

7km sont annoncés (8,4 réellement), il faudra donc beaucoup marcher.

Il y a 500 participants, les départs sont donnés par vagues par la maîtresse de cérémonie, Anne Favier. Le parcours est comme toujours, très sympa et mon bonhomme s’émerveille de toutes ces petites lumières qui s’agitent dans la nuit, c’est vrai que c’est toujours sympa à voir. D’autant plus que cette belle journée laisse la place à un magnifique ciel étoilé.

Nous rejoignons Vanessa au km 5, lieu du ravitaillement, où on s’empiffre copieusement. Puis elle nous accompagne vers le haut du Mont-St-Aubert avant de nous laisser effectuer un dernier petit bout de route entre gars.

Arrivée après 1h50, Eytan ne le laisse pas paraître, mais je sais qu’après un effort d’une aussi longue durée auquel il n’est pas habitué, il doit être HS. Vite, je vais chercher nos repas et boissons avant d’admirer le joli feu d’artifice qui viendra clôturer une journée hautement sportive !

Une réponse à “Une journée en enfer…”

  1. Un grand BRAVO à mes deux « garçons » : fils et petit-fils….
    Je comprends Stany ce que tu dois ressentir à partager avec ton fils, tout comme tu le fais avec ton père…..c’est SUPER.

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