Trail du montagnard. Clap, première !

Premier dossard de l’année 2018.
J’ai passé plus de temps en salle que sur les sentiers avec ce dernier hiver pourri, je n’aborde donc pas cette course des plus confiants.

Journée superbe pour cette première édition du Trail du Montagnard.
La commune de Landelies n’a autorisé qu’au maximum 200 participants sur les 17 et 27km.
Comme je travaille cet après-midi dominical, je n’ai pas un timing qui puisse me permettre de m’aligner sur la plus longue des distances, ce sera donc le 17 (avec tout de même 600m de dénivelé positif dans des forêts que je connais bien…)

Personne sur la ligne de départ à 1 minute du départ ; ça me rappelle étrangement une course Suisse, le SuperTrail du Barlatay en 2015… Mauvais souvenir !
Le départ est donné après les dernières instructions distillées. Je me retrouve donc dans une fâcheuse posture que je ne sais pas assumer.. Je suis devant, en tête, avec Tino. Je m’amuse paradoxalement de la situation au bout de 10m, puis les mètres défilent et j’entends Tino qui me dit d’y aller… Après 1km de ravel, effectué en 4’02, je me sens toujours aussi seul, et je ne parviens pas du tout à gérer cette position.
Je suis presque rassuré, la première courte montée venue, que 3 ou 4 gars me rattrapent. J’emboîte le pas (le pas de course, moi, je marchais !) du seul qui me dépasse, et je le suis de nouveau sur le ravel que nous avons de nouveau rejoint.
Dès que le chemin s’élève, le gaillard s’envole, je ne le reverrai plus.

J’avais déjà entendu parler de ce coin de Landelies, près des carrières, mais je n’étais jamais allé y crotter mes baskets.
Beaucoup de singles-tracks, quelques passages périlleux, et je sens déjà que la personne qui a tracé le parcours apprécie tout particulièrement sortir des sentiers battus. Des hors-pistes bien sympathiques !

De retour à Landelies, et alors que je sais qu’il ne faut pas se retourner pour ne pas reproduire les erreurs de ma course dans l’autre Pays du Chocolat, la Suisse, c’est plus fort que moi, je me retourne et constate que mon poursuivant est déjà à quelques encablures. Et mon prédécesseur est tout aussi éloigné de moi…

Un signaleur nous indique de quitter la route et remonter dans un sentier caché par une voiture garée-là. Effectivement, sans lui, je pense que tout le monde filait tout droit. Un clébard me court aux fesses un peu plus haut, puis nous rejoignons une route de campagne avant de filer vers des sentiers qui me sont parfaitement connus. Là encore, des hors-pistes, beaucoup de fun dans cette descente à travers tout…
On refait en sens inverse la fin du parcours du Trail de l’Abbaye d’Aulne jusqu’à atteindre la Sambre. J’ai la gorge sèche depuis un moment, je n’ai pas pris à boire, vu la durée de l’effort prévue, j’apprécie donc tout particulièrement un gobelet d’eau au ravitaillement du 10ème km, juste après avoir doublé 2 concurrents du 27km.

A suivre, une montée raide, où les cordes semblent franchement indispensables (!) puis une montée longue.
Je rattrape plus loin un concurrent du 27 qui a visiblement bifurqué sur le 17. Je perds un peu le fil après être passé dans la petite rivière (et alors que le balisage était parfait) mais je retrouve vite ma route. La fin du parcours est difficile, et je n’avais pas pris conscience, en regardant avant la course, la trace du parcours, que nous allions monter le « raidillon polonais » bien connu des trailers du coin pour sa déclivité importante. A mi-pente, je me retourne et vois mon poursuivant revenir… Brrr… mais ouf, c’est la dernière montée, ça devrait être jouable de tenir.

Dernière montée.. En fait non, on redescend tout jusqu’au niveau de la rivière. Par un sentier extra que je connais parfaitement et dans lequel on avait poussé une pointe à 20km/h, avec Cédric – Crapahut-, un jour de belle forme 😉

C’est donc avec un enthousiasme tout relatif que j’aborde cette ultime (j’espère !) ascension en étant quasi persuadé que je perdrais cette belle deuxième place inespérée.
Je me retourne souvent mais n’aperçois plus personne avant d’atteindre le célèbre « Col de Landelies » (177m pour la petite histoire ahah). L’organisation offre de l’ADA ici-même, surprise dont ils nous avaient parlé lors du briefing. Autant dire qu’avec mon angoisse d’être repris et mon goût peu prononcé pour ce breuvage, je ne m’arrête pas.

Dernière descente vers le village du départ, rendue difficile par le sentier très régulièrement en dévers. Toujours personne, allez, ça devrait être bon !

Je tiens mon rang jusqu’à la ligne d’arrivée que je passe en 1h39. Le premier me devance de 4’30 et le suivant arrive 1’ derrière moi.
Forcément très content de ce podium, c’est suffisamment rare pour le signaler… la dernière fois que je faisais un podium, c’était en 2010, en Turquie !

Superbe petite organisation, balisage efficace, signaleurs suffisants.. Rappelons que cette course était.. gratuite (!). Comme quoi hein.. et sans relancer le débat, mais certaines grosses machineries dont le seul but est de faire du fric, du fric, du fric, sur le dos des coureurs, devraient s’en inspirer.
Merci beaucoup.
Egalement pour le cadeau (des bières ! glouuups.. ;)) pour ma place.

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