Virée dans les Pyrénnées

Lorsque je reçois l’invitation d’une amie à venir passer quelques jours chez elle, à Tarbes, je n’hésite pas bien longtemps pour enfiler mes baskets et mon sac à dos !
Me voilà donc parti sur les routes, et le rail, pour arriver à bon port, après moult péripéties touristiques, vendredi 11 juin.
Au programme de ces 4 jours dans le sud, courir en montagne, un ultime entraînement, grandeur nature, avant le marathon du Mont-Blanc, le 27 juin prochain !

Je démarre au pied du pic de Béout, suite à un échauffement qu’on peut qualifier de très sommaire… Après une mise en jambe de 100m sur un petit sentier, ça grimpe direct ! Je rejoins un sentier à flanc de coteau qui file je ne sais trop où, mais qui ne monte pas vraiment vers le Béout. Je décide donc de couper… Sauf que couper ici, ça veut dire, monter tout droit vers le sommet, sur une pente très raide !
Après avoir traversé plusieurs chemins qui, j’imagine, sont plus empruntés par les animaux qui pâturent dans les parages que par l’homme, j’atteins finalement le sommet où une croix domine fièrement les alentours. Alentours que je prends bien évidemment le temps d’admirer. C’est chouette, malgré le temps maussade !
Un vautour fauve (je présume que c’en est un, n’étant pas ornithologue !) amorce son envol quand j’arrive, je n’ai donc pas le temps de sortir l’appareil photo. Dommage.

Mon parcours n’étant pas défini, je ne sais pas trop où je vais, mais, au sommet du Béout, je vise une montagne en face, qui m’a l’air bien sympathique. Un funiculaire y monte. Pour moi, ce sera à pied accompagné de mes fidèles bâtons…

De cette croix, je repars sur la crête vers un bâtiment abandonné. Une rapide recherche sur Wikipédia m’apprend que Le Béout (792 m) est un pic accessible par un téléphérique (technologie André Rebuffel) arrêté en 1990 et démantelé en 2000. Un gouffre abandonné se situe près de la gare supérieure du téléphérique.
Je descends ensuite et croise 2 randonneurs qui s’écartent pour laisser passer le dingue qui dévale le chemin à toute berzingue et qui manque de se vautrer juste devant eux lol
Comme ce sera le cas à plusieurs reprises au cours de cette sortie, je me retrouve coincé sur un chemin. Passage de clôtures, traversée de champs, etc. Un peu galère tout de même.
En descendant je me fais une petite frayeur sur un chemin en me tordant la cheville du pied droit. Résultat, elle me tiraillera jusqu’au bout, dans les descentes.
Une montée (où ? je ne sais pas hélas. Peut-être le Pic de Pibeste ?) et une descente plus tard, me voici dans Aspin où je demande mon chemin à un habitant qui est quelque peu interloqué quand je lui dis que « je veux monter en face, là où il y a un funiculaire » lol il me dit qu’il faut rattraper la départementale, après être passé par le pont, au-dessus du Gave de Pau puis à l’aire de pique-nique, il y a un chemin qui y monte.

Bien sûr, je l’écoute mais j’essaie quand même de prendre ce qui me semble être un bon chemin qui m’évitera ce gros bout de route. J’aurais mieux fait de m’abstenir, je parviens jusqu’à cette rivière, totalement infranchissable vu le débit puissant de l’eau. Je file néanmoins par un autre chemin, après avoir demandé son avis à un cultivateur, et me retrouve à courir à contre-sens… sur une grosse 4 voies ! Derrière la barrière de sécurité, et sur environ 300m mais quand même, ça fait un peu bizarre.
Bref, je parviens à l’aire de pique-nique, et attaque la montée. 4 kms de montée où j’alterne marche rapide et course. La pente n’est pas raide, je peux donc courir mais je bifurque de temps à autre sur des parties très raides là pour le coup, en grimpant sur le parcours de descente VTT. Les bâtons se révèlent très utiles !

Là-haut, un groupe de musiciens diffuse une musique traditionnelle (?) que j’entends depuis quelques temps, je les prends en photo, m’arrête quelques instants puis attaque les derniers 900m de chemin pavé pour atteindre le sommet.
Je rencontre 3 personnes avec qui je discute 5 min, elles m’offrent des gâteaux et m’apprennent que ce que je suis en train de faire ressemble très fortement à un trail qui se court en avril, le Trail des Gypaètes.

Redescente par le même chemin puis retour dans le centre-ville de Lourdes.
Les cuisses font bien mal, et à force de faire du hors-piste, mes jambes sont bien marquées par les différentes ronces ou orties que j’ai pu rencontrées !

Mais quel bonheur de courir en montagne…
23,5 kms . 3h34 . 1320D+ / 1448D-

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