Une sensation ressentie par nous tous lorsque nous descendons de la voiture.. « Qu’est-ce qu’il caille !! »
Le froid, on savait qu’il était là, mais on n’avait pas songé que le vent allait lui aussi être de la partie.
Il est 7h00 du matin lorsque nous arrivons à Olne pour prendre part à une course Belge mythique, l’OSO. En 2025, c’est tout de même la 29è édition.
J’ai toujours entendu parler de cette course, sans jamais m’y intéresser plus que ça. C’est après que certains autres du club ont évoqué leur éventuelle participation, que j’ai enfin décidé de m’y inscrire. Chose faite dès le jour d’ouverture des inscriptions, le 1er juillet dernier.
4 mois plus tard, le 23 Novembre, c’est donc le jour de la course, course préparée depuis 12 semaines.
Mais ce jour-là, je n’arrive clairement pas ni dans un bon état de forme la faute à une dernière semaine très fatigante, entre boulot et figuration dans une série (je n’ai pas pu courir une seule fois de la semaine !), ni dans un bon état d’esprit la course ne me motivant d’aucune façon, surtout après les retours de personnes qui avouaient que c’était trop roulant et assez monotone.. Et par-dessus le marché, la météo. La météo d’un mois de Novembre en fait, donc, sans réelle surprise.
Je suis très loin de la ligne de départ, c’est assez rarement le cas. Nous sommes 5 du club à nous être engagés sur la seule distance de l’épreuve, les 70km.
Lorsque le départ est donné, je lâche directement les copains, j’ai beaucoup trop de mal à courir en groupe, je préfère être seul. C’est pas contre vous, hein, les gars 😉
Nous sortons rapidement du village et arrivons très tôt dans des petits sentiers où les 800 et quelques coureurs s’engouffrent petit à petit. Et surtout, à la queue leu leu. Ca bouchonne déjà. 2,5km à ma montre.
Mais des villages, on en traversera beaucoup, souvent. Des routes aussi, beaucoup. Trop. Avec autant de signaleurs pour contrôler la circulation.
Après Fraipont (où il y a une gare, et c’est assez exceptionnel pour être mentionné, dans ces petites communes), c’est une bien longue montée de 4km et 200+ qui se profile.
Je ne le découvrirais qu’au fur et à mesure de la course car je n’ai pas la topo et n’ai pas non plus chargé dans la montre le gpx de la trace fourni par l’organisation.
En haut, c’est Banneux, 1er ravito. 18km de course.
Enfin quand on dit ravito, on ne s’attend pas à 3 tables et quelques menues victuailles disposées dessus. C’est vraiment très TRES limité, ce qui nous est proposé là. Une tranche de pain d’épices fera l’affaire mais je suis assez interloqué par le contenu du ravitaillement, qu’on se le dise. Ou alors, il ne faut pas appeler ça ravitaillement, car là c’est se foutre des gens.
C’est tellement monotone ce qui suit.. C’est plat, et ennuyeux pendant 3-4km. Vieux-Cortil, Becco, des patelins dont je n’ai jamais entendu parler, entrecoupés de traversées de champs, plus ou moins sympa.
Ce qui est cool par contre, c’est que depuis un moment maintenant, le soleil brille. C’était assez improbable mais il est là et c’est franchement appréciable.
La ville de Spa est rejointe après 4h15 d’efforts. J’en suis donc à la moitié du parcours, il faut revenir à Olne. Pour l’anecdote, on notera que dans 1h.. Le premier franchira la ligne d’arrivée. Juste incroyable.. Il bouclera donc
les 70km en 5h17, record de l’épreuve.
Mais pour moi, ce n’est pas la même limonade… Je profite ici d’un ravitaillement, d’un « vrai » ravitaillement. Avec quelque chose jamais vu auparavant, du riz au lait ! Eh ben c’est une très bonne idée.. Un verre de coca, deux-trois bricoles et je repars. Je donne des nouvelles à Vanessa, tout va pour le mieux. Je tiens un rythme de 8km/h qui me convient parfaitement jusque là.
km 41.5 nous sortons du bois et débouchons au-dessus du village de Franchimont.
En remontant de l’autre côté du village, on peut contempler de plus près le magnifique château de Franchimont qu’on apercevait plus tôt. Dommage, il y a tout un tas d’échafaudages autour, il est en rénovation. Il faudra revenir le visiter !
Plus connu ensuite, le village de Theux. Connu des traileurs notamment, car il y a là-bas des parcours permanents de trails grâce à ExtraTrail.
Encore une fois, j’ai l’impression qu’on fait le tour de la ville, beaucoup de bitume pour rien, c’est très bof.
km 48-49, Oneux. 3ème ravitaillement où il y a de la soupe. Miam !
D’un réconfort absolu quand tu es dans le froid et que la pluie/la neige s’est invitée à la fête.. Oui car à 13h30, nous avons eu quelques gouttes. Et à 14h, ça tombait vraiment.. Je m’assois quelques instants ici, le temps de déguster ce breuvage arrivé à point nommé. Requinqué !
… C’est à l’issue d’une descente interminable de plus de 2km que nous devons remonter UN MUR (!) de l’autre côté du versant pour parvenir au dernier ravitaillement, où il y a… Des crêpes ! Ca alors.. Mais très peu pour moi, je me méfie des trucs qui sortent un peu trop de l’ordinaire quand il reste du chemin ensuite. Là en l’occurrence, il reste 8km donc je m’abstiens de faire des expériences culinaires un jour de course. Par contre, la soupe, je dis un grand OUI là encore.
Je voudrais passer la ligne d’arrivée sous les 9h, ce sera chose faite en 8h52.
Assez satisfait dans l’ensemble car j’ai pu courir comme je voulais à chaque instant, sans ressentir de véritable douleur, et ce malgré une dernière semaine très compliquée, comme déjà dit.
Eric arrivera quelques minutes après moi alors qu’on ne s’est pas vus de la course, en 8h59. Bravo à lui et aux autres de nos compagnons qui ont fait course commune en 10h45.
Concernant le tracé de la course, je m’attendais à tellement pire que j’ai presque pris du plaisir. Presque, faut pas pousser. Il y a dans la région beaucoup mieux à faire.
Scratch 343/820 – Cat. 99/239


