Trail des Jonquilles 2010 – 20kms

« Le trail des jonquilles, un trail de toute beauté ». Un slogan très accrocheur, et qui donne envie.
Au final, en ce week-end de grosse tempête (Xynthia), nous avons plus eu droit à un « trail de toute gadoue » qu’à autre chose…

Montignies-sur-roc, 8h45, le départ des 2 courses (20 et 32kms) est dans 45min, il nous faut récupérer les dossards et aller nous échauffer. Le dossard en place, la bière des jonquilles, offerte, récupérée, nous allons, Vanessa, Arnaud et moi, nous échauffer. On goûte quelques instants aux rafales de vent.. mhhh, ça présage rien de bon cette affaire.

9h30, le départ est donné, nous montons 50m, redescendons juste à côté ces mêmes 50m, hop, hop, 2-3 foulées… Arrêt. Goulot d’étranglement en montée où on ne passe qu’à 3 de front. Forcément, avec 400 personnes au départ, ça bouchonne !
On patiente gentiment 3-4minutes avant de pouvoir se sortir de là, puis nous pouvons enfin courir.. Pas pour longtemps, second arrêt ! Décidément, ça se transforme en rando cette affaire…

Le début de la course est assez galère car nous alternons marche et footing, à la queue leu leu dans les passages étroits. Bref, cela n’entame pas notre bonne humeur, même sous la pluie.

Je ne sais plus exactement à quel moment mais nous atteignons un plateau très venteux qui n’en finit plus et qui manque de nous faire tous tomber étant donné la puissance des rafales.
Aussi, nous zigzaguons en permanence entre les flaques pour éviter d’avoir les pieds trempés trop vite.
Vanessa et moi avions pourtant des pompes en gore-tex ainsi que des mini-guêtres, mais tout cela n’aura pas suffit, il faut dire qu’on ne faisait pas 3m sans mettre le pied dans une nouvelle flaque d’eau. Les chemins étaient évidemment très glissants et il fallait en permanence être sur ses gardes pour ne pas glisser sans quoi, les possibilités étaient de 1. se tordre une cheville ou 2. finir dans le fossé rempli d’eau.

Nous entrons dans la forêt peu de temps avant le 10kms je crois, c’est agréable car même si c’est humide, au moins, il n’y a plus de boue, cette boue si éprouvante pour les jambes.
C’est sur le secteur du Caillou-qui-Bique ; dans cette forêt, il y a de bonnes grimpettes mais le parcours n’en emprunte finalement qu’une importante, si importante qu’on la monte grâce à une corde ! Montée très raide et très glissante où là encore on attend sagement notre tour. La relance ensuite est composée de petits sentiers ou single-tracks, très sympathiques !

Le panneau 10kms est atteint, pas de ravitaillement.. Arghhh pas cool surtout qu’à nous 3 nous n’avions qu’un camelbak.
Le ravito est au niveau du 12ème, à l’endroit même où les parcours des 20 et 32 kms se séparent. Nous prenons 1 bonne minute à ce ravitaillement avant de repartir dans la gadoue, la gadoue, la gadoue… Petite descente puis remontée juste derrière où un gars se vautre lamentablement dans une bien belle flaque, ça me fait beaucoup rire je dois bien l’avouer, et lui aussi donc tout va bien.

Je ne sais plus exactement à quel moment mais nous nous faisons déposer par 2 gars un peu après. Je comprends plus tard que ce sont les 2 premiers du 32kms qui ont donc fait autant de chemin que nous… + 12 kms (!!!!!!!) Incroyable. Et quelle allure, ça laisse rêveur.  Bravo champions !

L’alternance de champs sur les plateaux, ajouté à ça la gadoue permanente, fait du parcours un véritable calvaire où tout le monde s’use beaucoup plus vite que la normale… Mais tout ceci n’était rien comparé à ce qui nous attendait.

Plus loin, nous rattrappons un groupe et il y a notamment un gars qui m’intrigue plus que les autres.. Il est franchement crado. Je comprends qu’en fait il profitait au mieux de l’attraction du jour – à savoir les grosses flaques d’eau – dans lesquelles il est allé faire quelques brasses ! Il nous a bien fait rire aussi celui-là.

Un bénévole annonce à la cantonnade : « Il reste 3kms !! »…
Nous, intérieurement : « Ah ouais.. tout ça ? »
200m plus loin… Un autre : « Il reste 2kms ».. Cool, les kms défilent très vite dis donc ! lol

Tiens ils marchent tous là-bas, ben qu’est-ce qu’ils foutent, c’est quoi encore cette nouvelle blague ?… Ah ouais ok, faut vraiment marcher, pas moyen de faire autrement, un champs à traverser, l’horreur et il nous reste 1 gros km ensuite. Les godasses s’embourbent, on peine à lever les pieds, c’est franchement dur à ce moment-là, il est temps que ça se termine.
Suite à ça, nous redescendons dans la forêt, en « hors-piste », piste qui était vraiment trop glissante, pour atteindre… Une rivière ! Et pas moyen de la contourner, il faut y aller. Chouette, manquait plus que ça !
De l’eau jusqu’au genou et celle-ci achève définitivement de nous tremper. Nous ne sommes plus à ça près de toutes façons et ça nous fait plus marrer qu’autre chose.

La fin est toute proche, je dis à Vanessa qu’il faut envoyer maintenant, il y a 2 filles pas loin devant à doubler, je prends les devants et l’emmène, nous doublons ces 2 filles… Super !.. Super de courte durée, crac, Vanessa se tord la jambe 🙁 Du coup, marche forcée, heureusement que la fin est proche.. Et juste avant la fin, pour le fun, il faut retraverser de nouveau une rivière. Génial !
Allez c’est la fin, un dernier effort et c’est la ligne d’arrivée.

20kms en 2h33.
Même si je me suis contenté d’accompagner Vanessa -et parfois, c’était dur je dois dire-, c’est un bilan plutôt positif pour moi qui n’ait plus d’entraînement depuis quelques temps à cause de cette tendinite, qui m’a tout de même chatouillé pendant la course. Je vais me faire gronder par mon kiné demain, lui qui m’avait dit d’aller courir 50min…
Update du lundi : Je me suis effectivement fait engueuler par mon kiné…!

Update du 05/03 :
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3 réponses à “Trail des Jonquilles 2010 – 20kms”

  1. Toujours un plaisir de lire tes CR !

    Chouette expérience en tous cas et heureuse d’avoir, pour une fois, réalisé un trail à tes côtés 🙂

    Je ne te souhaite pas de réitérer ça car cela voudrait dire que ta tendinite est revenue …

    Bises 😉

  2. Heureux de vous revoir, tous les 2, courir sur un trail qui ne semblait pas si simple.
    C’est très bon signe !!!
    A très vite à vos cotés lors de vous savez quoi 😉
    Olivier

  3. je vais m’entrainer pour le faire avec vous car attendre sous la pluie ça refroidit !
    Je commence aujourd huiiiiiiiiiiiii attention petite blague !

    la belleeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee -mère faby

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